Le medicin guerissant fantaisie. Purgant aussi par drogue la folie. ... Boulonnois fecit Lettering continues: Esculape grand medesin/ qui scauoit guerire tout le monde/ par une eau premier ou seconde/ rendoit le corps et lesprit sain/ Celuy cy par dautres merveilles/ qui ne nous promettent pas moins/ par ses veilles et par ses soins/ remplit et vuide ses bouteilles/ Il me semble tres excellent/ contre lamour des belles damee/ a lors quil amortif nos flamee/ de ce remede for et lent/ Je pense quil est bon artiste/ son visage tel le depeint/ mais jay peur quil ne soit atteint/ de la folie du chimiste/ Demoy lachasse est mon plaisir/ je prefere ses excercisee/ a toutes les autres delices/ qui chatouille nostre desir/ Les chateaux les belles maison/ sont l'object de ma fantaisie/ jen'ay point dautre frenaisie/ que den voir en toutes saisons/ Le dueil est des exercices/ le plus honneste et le plus doux/ il fault qu' vous confessiez tous/ que cest le plus beau des caprice/ A fin desgayer mes Esprit/ je prefere dame pipette/ a la plus gentille coquette/ qui se voye au cours de paris/ Les habits et la bonne mine/ les galands riolee piolee/ les cheveux blons et anneleé/ me charment plus que la cuisine/ Quelquefois les attraicts du vin/ lenportent au desus des belles/ et je le croy mesme contre elles/ un antidote tous duiun/ Daautres fois les gentilles dame/ ont pour moy les traicts si puissant/ quelles ravissent tous mes sens/ Et sont pour moy toutes de flames// Les armes sont mes passetemps/ beau pistollet belles éspee/ lames dolinde bien trempes/ rendent tous mes esprits contents/ Je prefere le jeu de paulme/ les jeus de cartes et de des/ dont plusieurs sont incomode/ a la conqueste dun royaume/ Les tulippes plaisent si fort/ la veue en est si delectable/ que le seul desir est capable/ désueiller un homme qui dor/ J' ayme avoir dans mon escurie/ de toutes sortes de chevaux/ rien ne peut mieux guerire les maux/ dune importune reverie/ La musique et ses instruments/ ont des attraicts incomparables/ de moy je les trouve admirable/ et sur tous les autres charment/ Les masquee les balets la dance/ sont mes plus grands contentement/ et tous mes divertissements/ cest de songer a la cadance/ Les passement son mon de duid/ de pouit despagne et pouict de genne/ mes sil me mettent a la gesne/ j'en dis tout ce quen dit mauduuit/ Quand je porte atriples estages/ mes canons bien goderonnez/ je dis quils mesont ordonnez/ par les ceruettes des plus sages/ Mais quant jay but la pinte deau/ et quil ma mis en sa fournaise/ afire aut un peut de braise/ les fumes de mon cerveau/ cest ainsy que cest empirique/ par remedes dous et flattants/ guerist les folies du temps/ et faict aut medecins la nique/ Vous les voyez en ce tableau/ lune de lautre separes/ et doucement evapores/ par la bouche de ce fourneau/ La lune plenee au milieu delle/ donne a chascune mouvement/ a fin quen leur eloignement/ chascun en prenne des modelles